Cristina VIGNALI

Cristina Vignali

Maître de conférences, section 14

Docteur en Etudes italiennes
Ancienne élève de la SSLMIT de Trieste, Scuola Superiore di Lingue Moderne per Interpreti e Traduttori, en Italie
Agrégée d’Italien (3e rang)

thème de recherche


- Perception du monde contemporain chez des écrivains et dramaturges des XXème et XXIème siècles (Dino Buzzati,
Guido Morselli, Erri De Luca, Dario Fo, Edoardo Nesi).
- Étude des traductions françaises de la prose de Dino Buzzati.

mots clés :

roman, nouvelle, théâtre, éducation morale, pouvoir politique, émigration, société, traduction, traductologie.

 

Articles publiés

 

  1. «Le journal intime d’une adolescente à l’épreuve de la traduction», in Recherches en littérature et civilisation européennes et hispano-américaines. Mélanges Gérard Brey, sous la dir. d’A. Colombo, Besançon : Presses Universitaires de Franche-Comté, 2009, p. 421-432.
  2. Dans cet article, j’analyse les difficultés de traduction liées à l’idiolecte de la narratrice du livre Des cornichons au chocolat.
  3.  «Les fonctions symboliques de la porte dans l’œuvre de Dino Buzzati», in Seuils et Rites. Littérature et culture, sous la dir. de T. Collani et P. Schnyder, Paris : Orizons, 2009, p. 221-232. L’article est né de ma participation au colloque international «Seuils culturels et rites de passages» (Université de Haute-Alsace, 12-15 novembre 2008).
  4. Dans cet article, j’analyse le motif récurrent de la porte dans les nouvelles de Buzzati à travers ses trois fonctions symboliques principales : la porte comme protection d’un monde extérieur dominé par le mal (mais aussi symbole de claustration solitaire du personnage buzzatien) ; le seuil franchi comme passage du temps (le franchissement du seuil matérialisant une accélération fantastique du temps) ; la porte comme frontière fantastique entre la vie et l’au-delà de la mort.
  5. «Bruits, sons et musique comme éléments de la symbolique buzzatienne», in Parnasse et Paradis. L’Ecriture et la Musique, sous la dir. de C. Faverzani, Paris : Université Paris VIII Vincennes Saint-Denis, 2010, «Travaux et Documents», 46, p. 239-252. L’article est né de ma participation au colloque international «L’écriture et la musique» (Université Paris VIII-Institut National d’Histoire de l’Art, 14-16 mai 2009).
  6. Dans cet article, je m’attache à montrer comment les manifestations sonores et la musique dans l’œuvre de Buzzati constituent des instruments de création du mystère : le mystère du monde d’une part, qui tantôt semble enchanté et qui tantôt, dans un silence mis en relief par des sons infimes, révèle toute son étrangeté ; le mystère de la mort d’autre part, souvent annoncée par un son qui parfois semble paradoxalement signifier la gloire.
  7. «Le poids de l’enfance dans les récits de Dino Buzzati», in Enfance et identité nationale dans la littérature italienne du XVIème au XXème siècle : regards croisés, sous la dir. de Rosaria Iounes-Vona, Metz : Centre de Recherche «Ecritures», 2011, p. 121-135. L’article est né de ma participation à la journée d’études «Les fictions littéraires de l’enfance dans la production de la nation italienne contemporaine» (Université Paul Verlaine, 23 octobre 2009).
  8. Dans cet article, j’étudie comment la figure de l’enfant dans les nouvelles de Buzzati devient le révélateur d’une société fortement régie par la logique du devoir – familial, social ou religieux –, par le poids des conventions sociales et du conformisme ambiant ; l’enfant finit par nourrir en lui une peur de l’erreur et de la punition qui se retrouve dans bien des personnages buzzatiens adultes.
  9. «Pourquoi retraduire Dino Buzzati ?», in Autour de la retraduction. Perspectives littéraires européennes, sous la dir. d’E. Monti, P. Schnyder, Paris : Orizons, «Universités», 2011, p. 227-240. L’article est né de ma participation au colloque international «La retraduction. Les belles revisitées de la littérature italienne au XXe siècle» (Université de Haute-Alsace, 2-5 décembre 2009).
  10. Mon analyse porte sur les doubles traductions françaises d’œuvres buzzatiennes (nouvelles, textes courts mais aussi le poème illustré Poema a fumetti).
  11. «Les puissants dédoublés dans le théâtre de Dario Fo et Franca Rame». L’article a été publié en ligne sur le site de la Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur (SIES). Il est né suite à ma participation à la journée d’études sur Dario Fo et l’Arioste organisée par le département d’italien de l’Université Nancy 2, le 15 décembre 2011.
  12. Dans cet article, j’analyse le dédoublement des personnages comme instrument permettant à Dario Fo de dénoncer les pouvoirs (politique, économique et religieux) incarnés par des figures de puissants. L’étude des objets et des dispositifs scéniques soulignant le dédoublement, ainsi que l’analyse de la dégradation grotesque des puissants permettent de faire émerger des mécanismes narratifs et scéniques récurrents dans les pièces centrées sur le dédoublement.
  13. «L’étrange inhumanité de l’humain. Sur les traces des lieux de Dissipatio H.G. de Guido Morselli», in Lieux bizarres, Saint-Etienne : PU Saint-Etienne, 2012, p. 447-460. L’article est né suite à ma participation au colloque international organisé par le CERCLI (Université de Saint-Etienne, 25-26 novembre 2010).
  14. Dans cet article, j’analyse tout particulièrement le dernier roman de Guido Morselli, Dissipatio H.G. où j’étudie la dimension de l’étrangeté (étrangeté du monde mais aussi de la narration) et ses fonctions satiriques (dénonciation du monde occidental contemporain) et philosophiques (la trame du roman illustrant la vision du monde de l’auteur, travaillé par le désenchantement et l’absurde).
  15. «L’altérité insaisissable : ego et figure maternelle chez Dino Buzzati». Article paru en 2014 dans la revue électronique Textes&Contextes (volume n. 3 de la collection «Filiations», dir. Nicolas Bonnet). Cet ouvrage collectif figure sur le portail de la MSH de l'Université de Bourgogne (collections électroniques du laboratoire TIL, EA 4182), ISSN - 2110-5855. Accès direct à l'ouvrage : http://revuesshs.u-bourgogne.fr/filiations/sommaire.php?id=574. Cet article est né de ma participation au colloque International «Le créateur et ses figures parentales» (Université de Bourgogne, 26-27 mars 2010).
  16. Dans cet article, j’analyse les différentes figures de la mère dans la prose de Buzzati en montrant la difficulté de nombreux personnages buzzatiens à s’affranchir de la présence intériorisée de la mère et à se libérer des sentiments induits par cette dépendance psychologique : le sentiment de solitude et la culpabilité.
  17. «La chanson populaire comme instrument de dénonciation dans le théâtre de Dario Fo et Franca Rame», in Le tradizioni popolari nelle opere di Pier Paolo Pasolini e Dario Fo, «Biblioteca di Studi Pasoliniani», vol. 3, Pisa-Roma : Fabrizio Serra Editore, 2014, p. 45-55. Cet article est né de ma participation au colloque international «Traditions populaires dans les œuvres de Pier Paolo Pasolini et Dario Fo» (Université Stendhal, Grenoble, 1-2 décembre 2011).
  18. L’étude montre comment Fo utilise la chanson dans son théâtre pour déconstruire le discours des puissants, pour en montrer les failles et les dérives. Cette forme d’expression populaire qu’est la chanson pénètre fortement le théâtre de Fo, contribuant à dénoncer deux grandes formes de pouvoir : le pouvoir de l’Eglise et le pouvoir de l’Etat appréhendé dans ses différentes facettes (militaires, économiques et religieuses).
  19. «Dario Fo, lecteur du Décaméron», in Literature and History after upheavals, «Limba şi Literatura Română», vol. 20, Oradea : Universitătii din Oradea (Roumanie, laboratoire ALLRO), 2013, p. 87-95.
  20. Cette étude porte sur l’ouvrage du dramaturge Dario Fo, Il Boccaccio riveduto e scorretto (2011), qui annonce dès le titre sa part de liberté prise par rapport au Décaméron de Boccace. L’étude montre par quels moyens dramaturgiques Fo nous fait rentrer dans l’œuvre boccacienne en la remaniant à partir de la poétique qui caractérise ses propres pièces.
  21. «La nostalgie de l’enfance chez Dino Buzzati», in «Alla fine… una riga si potrà salvare». Dino Buzzati (1906-1972) quarante ans après, «P.R.I.S.M.I.», n. 12 (Revue d’Etudes italiennes), Neuville-sur-Saône : Editions Chemins de tr@verse, 2014, p. 107-124.
  22. J’analyse ici trois modalités différentes de la nostalgie de l’enfance chez Buzzati narrateur : la nostalgie de la sensibilité au mystère, nostalgie qui s’efface à l’âge adulte ; la nostalgie du jeu comme moment privilégié de l’enfance, où s’exprime l’enchantement dépourvu des névroses de l’adulte ; enfin, la nostalgie des illusions de l’enfance, dont l’adulte ne peut que se souvenir. Apparaît ainsi clairement le regard désabusé d’un écrivain qui voit dans le matérialisme de la société moderne la fin des illusions de l’enfance.
  23. «Insegnare l’italiano a teatro con Dario Fo», article paru dans Pratique et enjeux dans la didactique des langues aujourd’hui de la revue Épilogos de l’équipe ERIAC, p. (EA 4705, Université de Rouen) suite à un appel à contributions (janvier 2013).
  24. L’article témoigne d’une expérience d’enseignement de l’italien par la traduction d’une pièce de Dario Fo (Non tutti i ladri vengono per nuocere, 1958). Cette expérience pédagogique montre comment la traduction peut s’avérer un puissant instrument de compréhension textuelle.

Volume publié


La parole de l’autre. L’écriture de Dino Buzzati à l’épreuve de la traduction, Bern : Peter Lang (collection «Franco-Italica», vol. 8), 2011, 314 p. (préface de Marie-Hélène Caspar, Professeur émérite, Université Paris X-Nanterre). La publication a été en partie financée par l’équipe Romania (EA 3465) de l’Université de Lorraine.
Cette étude vise à montrer que la plupart des écarts repérés dans les traductions françaises d’un vaste corpus d’œuvres de Dino Buzzati, loin d’être fortuits, sont liés au caractère déroutant, parce que faussement simple, du style buzzatien. L’analyse des traductions permet de mettre en lumière des aspects du style de l’auteur italien parfois peu ou pas étudiés par la critique et de faire ressortir ainsi toute la subtilité et la richesse d’une écriture trop longtemps considérée comme neutre et dénuée d’effets. L’étude souligne, d’une part, l’habileté de Buzzati à tisser des réseaux sémantiques subtils par le choix scrupuleux de termes aux connotations suggestives et par l’utilisation variée de répétitions. Elle met au jour, d’autre part, les mécanismes d’écriture qui lui permettent de développer les champs lexicaux du son, dominé par des effets d’indéfini et de mystère, et celui des sentiments de peur et d’angoisse, fondamentaux dans son œuvre. L’étude des traductions permet enfin de montrer la finesse avec laquelle Buzzati peut utiliser les variations de niveau de langue dans la caractérisation des personnages et des atmosphères. L'étude confirme la nécessaire prise en compte de la poétique d'un écrivain avant toute tentative de traduction et montre comment l’analyse de la traduction peut constituer un moyen d’accès au texte littéraire.


Ouvrage collectif


«Alla fine… una riga si potrà salvare». Dino Buzzati (1906-1972) quarante ans après, «P.R.I.S.M.I.», n. 12 (Revue d’Etudes italiennes), Neuville-sur-Saône : Editions Chemins de tr@verse, 2014, 338 p.
Ce volume, dont je suis l’éditeur scientifique, a été financé par l’équipe L.I.S. (EA 7305) de l’Université de Lorraine. Il comprend vingt-et-une contributions de chercheurs s’occupant de Dino Buzzati en France et en Italie.


Articles à paraître


«Buzzati et Mondadori : une correspondance inédite», article à paraître dans le n. 13 de la revue P.R.I.S.M.I. suite à ma participation au colloque «Economie-culture : transferts conceptuels et appropriations réciproques» (Université Nancy 2, 10 décembre 2010).
Mon travail porte sur les rapports entre Buzzati et son principal éditeur, la maison Mondadori, rapports étudiés à travers l’analyse de la correspondance inédite de Buzzati avec Arnoldo et Alberto Mondadori ou d’autres responsables éditoriaux (comme le poète Vittorio Sereni) – correspondance que j’ai eu l’occasion de découvrir lors de mes recherches dans les archives Mondadori à Milan.
«Le voyage d’émigration dans l’œuvre d’Erri De Luca» : cet article sera publié dans les Actes du cycle de séminaires intitulé «Contes, histoires, légendes et récits d’émigration», organisé par le Centre de Recherches CELIS, Université de Clermont-Ferrand (2009-2011).
Mon travail vise à illustrer la manière dont De Luca présente la migration comme force cyclique et irrépressible. La thématique des migrants, qui traverse la prose, les vers, ainsi que les dialogues théâtraux d’Erri De Luca, est l’occasion de montrer la vanité de toute frontière sur terre, entre un Nord et un Sud du monde, à une époque où l’Italie est devenue terre d’immigration.
«Mensonges du pouvoir, mensonges de la scène dans le théâtre de Dario Fo», article à paraître dans la revue Recherches du C.H.E.R (Culture et histoire dans l’Espace Roman) suite à ma participation au colloque international «Mentir au théâtre dans les dramaturgies de langues romanes contemporaines» organisé par les groupes de recherches C.H.E.R. et ACCRA (Approches Contemporaines de la Création et de la Réflexion Artistique), Université de Strasbourg, 15-17 mars 2012.
L’étude met au jour la place du mensonge dans les préoccupations théoriques de Dario Fo et dans son théâtre. Le mensonge, très présent dans ses pièces, se révèle un instrument de dénonciation socio-politique efficace pour faire émerger une vérité différente de celle que le pouvoir et les classes dominantes veulent imposer. Non seulement le mensonge revêt une importance thématique significative chez Fo, mais il est aussi un ressort scénique fondamental voire – comme c’est le cas pour Guerra di popolo in Cile – le moteur même de toute une pièce.
«La représentation de l’argent dans la prose d’Edoardo Nesi : entre splendeur et misère», article à paraître dans le numéro n. 13 de la revue P.R.I.S.M.I. (équipe L.I.S.). Cet article a été rédigé en réponse à un appel à communications (août 2012).
L’œuvre du «premio Strega» Edoardo Nesi constitue une fenêtre particulière sur la vie économique et sociale de l’Italie des dernières décennies. Dans cet article je montre comment son œuvre romanesque, traversée par le fil rouge de l’argent ambivalent, source de splendeur ou misère, évolue au gré de la situation économique italienne. Tandis que les premiers romans sont centrés sur des crises individuelles chez des personnages qui ont fait de l’argent leur fragile raison de vivre, les œuvres les plus récentes s’ouvrent plus largement au destin d’une Italie qui, après les splendeurs de la croissance, bascule dans la crise économique des années 2000 et voit des pans entiers de son économie être démantelés.

Journées d'études consacrées à Dino Buzzati


J’ai organisé à l’Université de Lorraine, les 29 et 30 novembre 2012, une conférence (Yves Panafieu, Dall’alba al crepuscolo: Nievo e Buzzati confrontati con la storia del loro Paese) et une journée d’études («Alla fine […] una riga si potrà salvare». Dino Buzzati (1906-1972), quarante ans après sa disparition) consacrées à Dino Buzzati.
À la manifestation ont participé des chercheurs venus de France et d’Italie : Yves Panafieu (Professeur émérite, Université Rennes 2) ; Marie-Hélène Caspar (Professeur émérite, Université Paris X-Nanterre) ; Fabio Atzori (Università di Bologna), Patrizia Dalla Rosa (Centro Studi Buzzati di Feltre), Stefano Lazzarin (Université de Saint-Etienne), Edoardo Esposito (Université d’Avignon), Delphine Gachet (Université Bordeaux 3).
J’ai obtenu plusieurs financements pour cette manifestation scientifique: de l’équipe L.I.S. de l’Université de Lorraine ; de l’UFR LLCE de cette même université ; de l’Istituto Italiano di Cultura de Strasbourg ; du Consulat d’Italie de Metz ainsi que de la Communauté du Grand-Nancy.

 

Traductions de l'anglais vers l'italien


SGUBIN, Marta, Cucinando per Madam. Ricette e ricordi dalla casa di Jacqueline Kennedy Onassis, trad. de l’anglais, Udine : Campanotto, 2002.

 

Communications sans publication


•Participation, le 10 avril 2013, au Séminaire de l’équipe L.I.S consacré à la Nostalgie. Ma communication portait sur la notion de nostalgie chez Dino Buzzati.
•Présentation de mon travail de Thèse lors de la journée Jeunes Chercheurs au congrès annuel de la SIES (Université Nancy 2, 24-27 septembre 2009).
•Présentation de mon projet de Thèse lors de la séance scientifique du Séminaire d’Etudes Italiennes de l’Université de Franche-Comté (10 février 2007).


Adhésion à des sociétés savantes


Adhésion à la société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur (SIES).